Echos du Tchad

« M. Le président de la république, libéré Baradine Berdeï pour l’honneur et pour ce qui reste de dignité aux institutions de l’État. »

Cela fait exactement trois longs mois que notre frère Baradine Berdeï Targuio git dans une sombre cellulle du Ministère de la sécurité sans soins et sans avocats, loin de ses enfants et exposé à un risque élevé de contamination au Covid19. En 2020, la place d’un défenseur des droits de l’homme n’est plus dans des prisons illégaux et sans jugement. En effet, malgré les gesticulations du ministre de la justice, M. Berdeï ne s’est à ce jour pas vu notifier des charges et n’a été présenté devant aucun juge.

M. le président, les temps ont changé, le Tchad et le BET avec, soyez-en conscient avant qu’il ne soit trop tard. Les vieux Généraux et les garçons de course auxquels vous sous-traitez la gestion politique du grand BET conduisent la région et le pays dans l’impasse. C’est le sens du combat de Baradine, de Fada à Miski, de la problématique des chefferies traditionnelles aux confiits intercommunautaires, il a de tout temps réclamé un changement réel, pacifique au demeurant, de paradigme et une prise de conscience que la question du BET doit-être inscrite dans le débat politique du Tchad dans son ensemble. Je sais que vous nous lisez et la communication autour de l’opération « Colère de Bohoma » en est une preuve. Prenez le pouls des aspirations profondes de la jeunesse de ce pays pour une fois.

Cette torture morale imposée au Président de l’Organisation Tchadienne des Droits de l’Homme n’entamera ni sa volonté ni son courage et pis encore, ne dissuadera pas les miliiers de Baradine Berdeï en herbe qui ont pris conscience qu’il n’y pas d’issu à cette politique de cooptation malsaine et de gestion tribale des affaires de l’Etat. Il faut aussi souligner que vous êtes parents, malgré la politique et le pouvoir, les liens du sang sont sacré dans la culture Tchadienne en général et celle du BET en particulier, même pour un président, et inutile de rappeler que vous avez effectué vos études dans la concession de Berdeï Targuio père, difficile de croire que vous avez oublié cela. Enfin M. Le président, convoquez M. Berdeï dans votre bureau, écoutez une autre voix que celle des fiches angéliques et des délateurs qui vous ont accompagné dans ces 30 dernières d’occasions manquées.

Facebook Comments
Mots clés

Articles Liés

Close