Faits divers

Tchad : deux jeunes assassinés par des gendarmes à Amtoukougne.

Oumar Mahamat Blagué et son ami ont été assassinés il y a deux jours à N’Djamena au quartier Amtoukougne dans des conditions horribles et effroyables.

D’après nos informations Oumar Mahamat Blagué, 21 ans, a reçu une balle à la tête à bout portant à la sortie d’une cinémathèque. Le défunt s’est arrêté juste pour regarder l’altercation que les gendarmes avaient eue avec des jeunes du quartier. La balle d’un fusil FAMAS a été tirée par un gendarme après un échange de mots avec la victime. Sa tête aurait explosé, une situation très difficile à soutenir pour les personnes présentes qui ont fui l’endroit. Son ami qui était également avec lui a reçu deux balles au ventre et aux cuisses. Il est mort le lendemain.

D’après nos sources, les gendarmes étaient en dehors de leur zone de mission qui serait Gassi.

Ces gendarmes étaient au nombre de 7. Ils ont de suite pris la fuite avant que leur voiture ne soit embourbée. C’est la population du quartier qui est sorti pour les intercepter, puis la police est venue les cueillir.

Ces genres de bévues interpellent les moments de douleurs, qui a glacé les jeunes du quartier Moursal lorsque les gardes du président de l’Assemblée nationale Haroun Kabadi avaient assassiné un jeune citoyen détenteur d’un master en droit et qui travaillait comme clandomen pour nourrir ses 3 enfants et son épouse.

Depuis cet assassinat, il y a un silence radio du côté des autorités responsables de l’enquête. Ce silence qui exprime en partie une sorte d’impunité révolte nos compatriotes qui voient à travers ces démarches une sorte d’injustice criante.

Comment ailleurs, dans d’autres États, l’exécutif condamne les dérives de ses agents véreux et qu’il n’y ait qu’au Tchad que le régime fait semblant de punir pour faire entendre le droit, puis quelques jours après, ces mêmes assassins circulent librement à la barbe de tous ?

Qu’est-ce qu’ils ont demandé un jeune de 21 ans et son ami encore à la fleur de l’âge ?

Ils sont combien ces jeunes compatriotes qui tombent sous les balles de l’arbitraire sans que quelqu’un, en dehors de leur famille, ne daigne s’émouvoir de leurs décès ?

Nul n’a le droit d’ôter une vie à un être de cette manière.

Aucune déclaration des organes de droits de l’Homme qui ne sont probablement pas encore été saisis dans cette affaire.

Que justice soit rendue à la famille de ces deux jeunes assassinés à la fleur de l’Âge.

Avec Tchadanthropus-tribune

La voiture de la gendarmerie.
Le Corps sans vie de la victime âgée à peine 21 ans. L’arrivée de la police nationale sur le lieu du crime.
Le Corps sans vie de la victime âgée à peine 21 ans.
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